La qualité de l’air extérieur s’est légèrement dégradée en France en 2025 : les concentrations de dioxyde d’azote, de PM10 et de PM2,5 sont en légère hausse par rapport à 2024, selon le bilan officiel publié en octobre 2026 par le service statistique du ministère de la Transition écologique, même si la tendance de long terme reste à la baisse.
- NO2, PM10 et PM2,5 en légère hausse entre 2024 et 2025.
- Normes dépassées pour quatre polluants : NO2, PM10, ozone et nickel.
- Depuis 2000, les émissions de SO2, surtout industrielles, ont chuté de 89 %.
- L’industrie pèse encore 21 % des émissions primaires de PM10.
Plan de l'article
Que dit le bilan 2025 de la qualité de l’air ? #
Le document, présenté le 14 octobre à l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, dresse un constat en deux temps. Sur vingt-cinq ans, les progrès sont nets. Mais 2025 marque une pause, avec une remontée des concentrations de fond que Le Monde résume par une pollution qui « repart à la hausse après des années de recul ».
Les teneurs en ozone ont elles aussi augmenté entre 2024 et 2025. Ce polluant secondaire, qui se forme sous l’effet du soleil à partir des oxydes d’azote et des composés organiques volatils, ne suit aucune tendance statistiquement significative sur la durée.
Quatre polluants au-dessus des normes
Sur les douze polluants réglementés, quatre dépassent encore les normes de protection de la santé en 2025. Pour le NO2, quatre agglomérations sont concernées : Paris, Marseille, Montpellier et Perpignan. Pour les PM10, une seule, Mamoudzou à Mayotte. Le nickel, métal surtout lié à l’industrie et aux transports, est dépassé dans une agglomération, et l’ozone reste un problème récurrent.
Quelle est la part de l’industrie dans ces émissions ? #
C’est sur le dioxyde de soufre que l’industrie a fait le plus de chemin. Ce polluant, qui provient majoritairement des activités industrielles, a vu ses émissions baisser de 89 % entre 2000 et 2025. Le bilan attribue ce recul aux énergies renouvelables, aux économies d’énergie, à la teneur en soufre des combustibles et à la directive sur les émissions industrielles.
Le ralentissement est toutefois net depuis 2011. Les gains viennent désormais de la mise en conformité des grandes installations de combustion et des valeurs limites fixées pour les installations de taille moyenne.
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Particules et métaux : l’industrie reste un émetteur important
Pour les particules, le premier émetteur est le chauffage au bois résidentiel. Mais l’industrie arrive en deuxième position avec 21 % des émissions primaires de PM10 en 2025, devant l’agriculture (17 %) et le transport routier (11 %).
Sur les métaux, son poids est encore plus marqué : l’industrie est responsable de 66 % des émissions de cadmium dans l’air. Pour le nickel et le plomb, elle partage la première place avec les transports.
Des épisodes de pollution où l’industrie contribue #
L’Hexagone a connu en 2025 trois épisodes de pollution d’ampleur nationale aux PM10, en janvier, mars et novembre, et trois à l’ozone en juin et début juillet. Lors des épisodes de particules, le bilan cite le chauffage au bois, le trafic routier et l’activité industrielle et agricole, dans des proportions variables.
Pour les exploitants d’installations classées, ces épisodes ne sont pas anodins : les arrêtés préfectoraux peuvent imposer des mesures temporaires de réduction d’activité ou de report de certaines opérations émettrices lorsque les seuils d’alerte sont franchis.
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Ce que cela change pour les sites industriels #
Le bilan rappelle que les sources de NOx et de particules sont multiples et diffuses, ce qui rend leur baisse plus lente que celle du SO2. Pour un site industriel, cela signifie que les leviers simples, comme le changement de combustible, ont déjà été largement utilisés.
La suite passe par des gains plus fins : filtration des rejets canalisés, maîtrise des émissions diffuses lors des manutentions de pulvérulents, suivi en continu des rejets et réglage des brûleurs. Avec des valeurs limites européennes appelées à se durcir d’ici 2030, la surveillance de ces postes devient un enjeu de conformité autant que de santé.
Questions fréquentes #
La pollution de l’air a-t-elle augmenté en France en 2025 ?
Oui, légèrement : les concentrations de NO2, PM10 et PM2,5 sont en légère hausse par rapport à 2024, selon le bilan officiel, après des années de baisse.
Quelles villes dépassent la norme pour le dioxyde d’azote ?
Paris, Marseille, Montpellier et Perpignan, soit quatre agglomérations sur les 284 suivies par mesures en 2025.
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De combien les émissions industrielles de SO2 ont-elles baissé ?
Les émissions de SO2, majoritairement industrielles, ont diminué de 89 % entre 2000 et 2025.




